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mardi 12 février 2013

M. Abdelilah Benkirane dément toute augmentation des prix des produits de base



Les prix des produits de base n'ont connu aucune augmentation, affirme lundi Le Chef du Gouvernement, Abdelilah Benkirane, face aux députés de la Chambre des Représentants.
Interpellé sur la cherté de la vie et la préservation du pouvoir d'achat des citoyens, Benkirane a démenti toute augmentation des prix des produits de base qualifiant de "rumeurs" les informations circulant à ce sujet.

Répondant aux questions des députés de l'opposition, Benkirane a affirmé que seuls les prix des tomates, volaille et oeufs ont connu une légère hausse à cause des perturbations climatiques et de la hausse des prix des aliments de bétail sur le marché international. Les prix des produits de base, comme le gaz butane, le sucre, l'huile, la farine et le pain n'ont connu aucune augmentation, a-t-il martelé, faisant observer par ailleurs que d'autres produits, notamment les oignons, les pommes de terre et les fruits, dont l'offre était abondante ont connu des baisses de prix.

Les prix "auraient pu atteindre des niveaux records en raison des conditions climatiques et de la conjoncture économique internationale, notamment les fluctuations du cours du dollar, si le gouvernement n'était pas intervenu à deux niveaux, d'un côté à travers la subvention des produits de base, et de l'autre par le renforcement du pouvoir d'achat des familles marocaines, ce qui exigé du gouvernement des efforts exceptionnels, qui surpassent sa capacité financière nominale", a expliqué le Chef de gouvernement.

Cette séance qui a duré une heure a été minutieusement préparée lors de la conférence des présidents de groupe. objectif: ne pas céder à la monotonie "avec des séances où le chef du gouvernement répond des heures durant à la même question dite différemment", avait déclaré Ahmed Zaïdi, le président du Groupe socialiste à la Chambre basse au qotidien «Libération» dans son édition du 8 février. "Nous avons décidé qu’il n’y aura qu’une seule et unique question adressée à M. Benkirane», celle de la hausse du coût de la vie, indique Ahmed Zaïdi audit quotidien.
A la fin de son intervention sous la coupole, Benkirane a insisté sur les efforts du gouvernement pour assurer la stabilité des prix et développer les revenus des familles marocaines, qui ont abouti, selon le chef du gouvernement, non seulement à la préservation du pouvoir d'achat, mais également à son amélioration et à l'augmentation de la consommation interne, conclu-t-il.

Les pèlerins ont jusqu'au 15 février pour payer les frais de Haj 1434


Les pèlerins ont jusqu'au 15 février pour payer les frais d'Al Haj au titre de l'année 1434, annonce le ministère des Habous et des Affaires islamiques.
Ce délai supplémentaire a été décidé pour permettre aux citoyens, qui effectueront le pèlerinage cette année dans le cadre du programme du ministère des Habous et des affaires islamiques, qui n'ont pas pu régler les frais dans le délai fixé, de s'en acquitter au niveau des bureaux de la poste dans les différentes préfectures et provinces du Royaume, indique un communiqué du ministère.
Par ailleurs, l'opération d'inscription des pèlerins au titre de la saison 1434 de l'hégire se déroulera du 9 au 20 avril 2012. Le système de tirage au sort sera maintenu dans les différentes préfectures et provinces du Royaume aussi bien pour les pèlerins pris en charge par le ministère des Habous et des affaires islamiques, que ceux recourant aux services des agences de voyage.

Actualités Maroc: 12 marins pêcheurs atteints de grippe A au Dakhla



Le ministère de la Santé a annoncé, dimanche, que douze cas de grippe A H1N1 ont été déclarés parmi des marins pêcheurs à Dakhla, faisant état du décès d'une personne âgée de 40 ans.
"Les services sanitaires de la Direction Régionale de la Santé de Oued Eddahab-Lagouira ont notifié le 8 février 2013 douze cas de syndrome grippal chez des marins pêcheurs, dont un cas de décès d'une personne âgée de 40 ans, connue porteuse d'une maladie chronique", indique un communiqué du ministère, précisant que les autres patients ne "présentent aucun signe de gravité".

D'après la même source, "une équipe médicale a été déployée sur le bateau de pêche, en accostage au port de Dakhla, pour évaluer la situation et procéder aux mesures thérapeutiques et prophylactiques recommandées".

Des prélèvements ont été effectués chez toutes les personnes malades et acheminés au laboratoire pour confirmation du diagnostic, fait-t-on savoir, ajoutant que les résultats des analyses virologiques ont montré qu'il s'agit d'une grippe saisonnière de type A (H1N1), habituellement observée à cette saison.

"Par mesure de précaution et malgré que les cas signalés ne suscitent aucune inquiétude, le ministère de la santé a activé son dispositif d'alerte et avisé ses établissements sanitaires pour la mise en place des moyens de prise en charge des cas suspects", indique le ministère qui a mobilisé le laboratoire de référence pour l'identification des virus circulants.

Il est à noter par ailleurs, qu'après la déclaration de la fin de la pandémie grippale A (H1N1) en août 2010, rappelle le communiqué, l'OMS avait annoncé que ce nouveau virus H1N1 devrait persister durant de nombreuses années et que les cas et les flambées dus à ce virus devraient continuer de se produire sous forme de grippe saisonnière.

lundi 11 février 2013

Le 1er Rabi II (1434) correspondra au 12 février 2013


Le 1er Rabi II de l'an 1434 de l'hégire correspondra au mardi 12 février 2013, annonce dimanche soir le ministère des Habous et des Affaires islamiques.
Dans un communiqué, le ministère indique avoir contacté les nadirs et les unités des Forces armées royales qui lui ont confirmé la non-observation du croissant lunaire annonçant le début du mois de Rabi II dans la soirée de dimanche 29 Rabi I 1434 correspondant au 10 février 2013.

Ainsi, le mois de Rabi I aura compté 30 jours et le 1er Rabi II de l'an 1434 correspondra au mardi 12 février 2013.

Puisse le Tout-Puissant combler en ce mois béni de bienfaits SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, et renouveler pareille occasion pour le Souverain dans la gloire, la santé et le bonheur, et pour SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan et l'ensemble de l'illustre la famille royale dans le bien-être et pour le peuple marocain et la Oumma islamique dans le progrès et la prospérité.

Corruption au Maroc: les autorités locales et provinciales en tête de liste


Les autorités locales et provinciales, suivies de la Santé et de la gendarmerie sont en tête de liste des secteurs les plus corrompus au Maroc, selon Transparency Maroc.
Le rapport annuel de cette ONG, rendu public récemment, ne laisse aucune doute sur la gravité de ce fléau au Maroc.

Le bilan des Centres d’assistance juridique anti-corruption (CAJAC) de Transparency maroc indique une augmentation de 43 % des plaintes reçues à Rabat en 2012 par rapport à l’an précédent. Les centres auraient reçu 547 plaintes en 2011 contre 780 en 2012.
Parmi les secteurs les plus dénoncés, les autorités locales et provinciales arrivent en tête avec 18 % des plaintes, suivies de la Santé et de la gendarmerie avec respectivement 17 % et 10,5 %. Sur la liste des secteurs corrompus figurent également la Justice, la police et les Communes, qu’elles soient rurales ou urbaines avec des taux de 8 % et 7 %. L’urbanisme, le secteur privé et les Forces auxiliaires, quant à eux, concernent peu de plaintes.
Sur le plan géographique, la corruption sévit le plus au sein du Grand-Casablanca avec 24% des plaintes, suivi de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer et de Doukkala-Abda avec respectivement 13 % et 9 %.
Face à la gravité du fléau, les cadres juridiques restent au-desous des attentes de la population et de la société civile.
"Le gouvernement nourrit de grandes ambitions pour lutter efficacement contre la corruption, a souligné le ministre chargé de la Fonction publique et de la modernisation de l'administration, Abdeladim El Guerrouj, lors d'une rencontre sur "le cadre juridique de l'Instance nationale de probité, de prévention et de lutte contre la corruption".
Une ambition qui passe, selon le ministre, par l'élaboration d'une stratégie claire, impliquant tous les intervenants dans ce domaine, en vue de concevoir une approche intégrée et efficace en matière de lutte contre ce fléau. La stratégie sera élaborée parallèlement à la mise en place du nouveau cadre juridique instituant l'Instance nationale de probité, de prévention et de lutte contre la corruption, indique le ministre.
Mais cette instante, elle même, reste confrontée à des défis majeurs ayant trait à son indépendance et à son champ d'action et ses attributions à la lumière des dispositions de la nouvelle constitution.
Les efforts gouvernementaux déployés dans ce domaine restent toutefois insuffisants. Le rapport de Transparency Maroc dénote le silence des autorités concernées face aux irrégularités enregistrées et aux affaires de corruption qui leur sont transmises, chose qui prouve que le combat contre ce fléau ne fait que commencer.

Le Maroc a condamné "vigoureusement" l'assassinat de l'homme politique tunisien Chokri Belaïd

Le Maroc a condamné "vigoureusement" l'assassinat de l'homme politique tunisien Chokri Belaïd, coordinateur général du Parti des patriotes démocrates (PPD), survenu mercredi dans la capitale Tunis.
"Le Royaume du Maroc condamne vigoureusement cet acte terroriste dangereux et sans précédent dans la Tunisie de la Révolution", souligne le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération dans un communiqué.
Le Maroc réitère, ainsi, son "rejet de la violence et de l'assassinat politiques, quels qu'en soient l'origine", souligne la même source.

"Tout en exprimant sa solidarité avec la famille du défunt et le peuple tunisien frère, le Royaume souhaite la stabilité pour la Tunisie et la conjugaison des efforts de ses filles et de ses fils pour la construction d'un Etat démocratique et d'un avenir prospère", conclut le communiqué.

Figue emblématique de l'opposition tunisienne, Chokri Belaïd, un avocat de 49 ans, a été touché par quatre balles devant son domicile, tirées par un homme qui a pris la fuite à moto avec un complice, avant de succomber à ses blessures à l'hôpital.



Maroc: Appel à l'annulation de la loi autorisant le mariage des mineures



Deux coalitions d'organisations féminines ont appelé à l'annulation des articles 20, 21 et 22 du Code de la famille autorisant le mariage des filles moins de 18 ans.
Ces articles constituent consituent "une violation des droits à l'éducation et à la santé des petites filles et une entrave à leur pleine citoyenneté" selon la coalition.

L'annulation de ces articles sera conforme "aux lois nationales qui fixent la majorité civile à 18 ans et aux conventions internationales ratifiées par le Maroc", ont souligné la Coalition "Printemps de la dignité pour une législation pénale qui protège les femmes contre la violence et prohibe la discrimination" et la coalition du Printemps féministe pour la démocratie et l'égalité, dans un communiqué conjoint transmis mercredi à la MAP.

Les deux ONG ont considéré comme "une étape importante" l'approbation par la Chambre des conseillers, en octobre dernier, de la proposition de loi visant la révision des articles 475, 485 et 486 du Code pénal et la suppression du deuxième alinéa de l'article 475. Cette mesure "doit incontestablement être accompagnée d'une refonte globale du code pénal afin d'assurer la protection des femmes contre toutes les formes de violence et de discrimination", ont-ils estimé.

Le deuxième alinéa de l'article 475 stipule que "lorsqu'une mineure nubile ainsi enlevée ou détournée a épousé son ravisseur, celui-ci ne peut être poursuivi que sur la plainte des personnes ayant qualité pour demander l'annulation du mariage et ne peut être condamné qu'après que cette annulation du mariage a été prononcée".

Selon le communiqué, "la logique ayant conduit à la suppression de ce deuxième alinéa répond à une approche qui évoque les dispositions contenues dans la loi 3.24 sur le renforcement de la protection des enfants et des femmes dans le droit pénal et vient également en réponse à une partie des revendications des associations féministes et des droits de l'Homme".

Les deux coalitions ont déploré, toutefois, que cette approche de protection des filles mineures, présente dans la première proposition de loi, "est totalement absente dans la proposition de modification de la loi 03.70 approuvée par la Chambre des Conseillers et qui vise à réviser les articles 20 ,21 et 22 du Code de la Famille dans la mesure où elle fixe l'âge minimum du mariage à 16 ans".

D'après le texte, cette proposition, qui est en contradiction avec toutes les lois nationales qui reconnaissent l'âge de la majorité à 18 ans, "est surprenante, notamment après la publication des statistiques de l'année 2011 par le ministère de la Justice et des libertés, qui indiquent que la proportion du mariage des filles de moins de 16 ans représente seulement 6 pc, tandis que la proportion des mariages de celles âgées entre 16 et 18 ans dépasse les 93 pc".